Jour 13 : LE PALAIS IMPÉRIAL


jeudi 1er juin

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Après avoir petit déjeuné à l’appart, nous nous mettons en route en direction du palais impérial. Il faut se rendre au bureau de l’office impérial pour s’inscrire aux visites et montrer son passeport. En fait, depuis l’été 2016, la visite des palais (seulement l’extérieur car à l’intérieur personne n’y rentre) ne sont plus soumis à réservation. Seule la visite de la villa Katsuro, qui est en dehors du centre de Kyoto, doit être réservée. Mais voilà, tout est déjà complet jusqu’à dimanche. Comme dimanche c’est notre dernier jour à Kyoto, la visite de la villa Katsuro, ce sera pour 11h, seule proposition réaliste pour nous.

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Par contre, le Sento, qui se trouve pourtant dans l’enceinte du palais impérial où nous nous trouvons, est soumis à réservation. Mais, allez comprendre, il faut réserver au Sento même où on accepte un nombre limité de personnes, premier arrivé, premier servi. Heureusement, à cette période de l’année, il n’y a pas trop de monde. Khadija suggère de commencer par le Sento puisque le palais est libre d’accès. Il est 11h30, on se rend au Sento, le soleil tape.

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L’endroit est vaste et le soleil tape.

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Sur le chemin, nous croisons des personnes en train de dessiner ou de peindre l’enceinte du palais impérial. On dirait un exercice académique.

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Voici la deuxième fois que nous nous promenons dans un lieu impérial et voici la deuxième fois que nous voyons des personnes accroupies en train de nettoyer en arrachant herbe par herbe. On ne le voit pas bien sur la photo, mais nous avons été frappés de voir qu’il s’agissait de personnes d’un certain âge.

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Arrivés au Sento, nous apprenons qu’on peut encore réserver pour 13h30, 14h30 et 15h30. Mais la visite de 13h30 est uniquement en japonais. Nous réservons donc pour 14h30, le temps d’aller manger… et de revenir car l’endroit est vaste et le premier restaurant est à une petite trotte.

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Je trouve une adresse sur Googlemaps. On arrive au restaurant « Passion », cuisine japonaise mais avec des influences italiennes et françaises. La carte est exclusivement en japonais. Une fois de plus Google Translate vient à notre secours, bien que les traductions restent approximatives. Mais ça nous suffit pour prendre connaissance de ce que nous pouvons manger.

Le restaurant est tenu par un couple. Monsieur est aux fourneaux (une cuisine ouverte d’une propreté irréprochable – l’AFSCA n’aurait pas baucoup de boulot ici…) et Madame au service. Elle a voulu nous dissuader de rentrer dans le restaurant en nous prévenant qu’elle n’avait pas de carte en anglais. Cela pourrait paraître surprenant à des Occidentaux, voire même un peu raciste. Mais nous croyons avoir compris. Il est tellement important que le service soit impeccable que les Japonais préfèrent ne pas vous le fournir s’ils ne sont pas certains qu’il ne sera parfait. Elle ne sait pas qu’on peut traduire sa carte. Et notre intuition est la bonne. Elle est charmante et on se régale.

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Le plat que Khadija déguste lui donne des idées pour quand on rentrera en Belgique. Nous avons eu de très bons moments à table au Japon. Mais celui-ci avait petite touche particulière très agréable. Ici pas de bol, mais beaucoup de chance dans les saveurs. Pour ceux qui me connaissent, je crois qu’ils reconnaîtront ma signature dans ce jeu de mots.

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Après ce bon moment, où nous aurions décroché la lune bien que nous y soyons allés à pied…

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… nous nous dirigeons à nouveau vers le Sento où à 14h10 pétantes les portes s’ouvrent pour laisser entrer les inscrits de 14h30, vérifier les passeports ou cartes d’identité et amorcer les audio-guides (gratuits) quand c’est nécessaire. Et nous avons droit au français !

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On se demande pourquoi d’ailleurs la visite de 13h30 était uniquement en japonais puisqu’il y a des audio-guides. Les audio-guides étaient peut-être en heure de table en recharge… Dans tous les cas, à 14h30, la visite est emmenée par une guide ne parlant que le japonais.

Malheureusement, même s’il y a relativement peu de monde, tous les visiteurs sont agglutinés, et ça, on ne peut pas y échapper et prendre des photos relève du gymkhana. On a quand même l’occasion de voir la maison où viennent séjourner l’empereur et l’impératrice ainsi que le couple héritier lorsqu’ils viennent à Kyoto (quelques jours plus tard après notre retour, nous apprenons que le parlement a donné son feu vert à l’abdiquation de l’Empereur). Nous restons bien à l’extérieur. Rien n’est visible à l’intérieur.

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Derrière le groupe, un agent de sécurité en uniforme et képi ferme la marche. Pas question de traîner. Entre la borne de devant (la guide), et la borne de derrière (l’homme au képi), nous prenons des photos. Nous sommes plus souvent à l’arrière et tout  près de l’homme au képi !

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Les jardins sont superbes, impériaux même !  Que ça doit être beau en avril quand tous ces arbres fleurissent ou en automne quand la nature se vêt de cent mille couleurs !

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A la fin du parcours, notre guide est entouré de visiteurs ne comprenant pas un traître mot à la langue nipponne mais friands de se faire photographier !

Après notre visite, nous nous rendons au palais impérial là où résidaient les empereurs lorsque la capitale était à Kyoto. Sur le chemin, nous rencontrons à nouveau des arbres avec des tuteurs que nous n’avons pas l’habitude de voir.

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Une fois de plus, on ne peut admirer que les jardins, depuis l’extérieur, quelques bâtiments fort balisés. Cela donne une idée des bâtisses en bois de l’époque Ezo.

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Eh, ça existe aussi !

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Nous rencontrons deux jeunes Italiens. Au départ nous parlons anglais, mais bien vite j’abandonne la langue de Shakespeare pour une autre qui m’est beaucoup plus familière… et agréable.  Ils me demandent de prendre une photo d’eux. Ce que je fais volontiers ; je demande la réciproque.

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Mine de rien, quand on estime la grandeur de l’espace où se trouvent les bâtiments impériaux, on en a fait du chemin sur la journée… Donc on comprend pourquoi nous sommes fatigués !

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En sortant du Palais impérial, d’autres personnes âgées sont en train d’arracher les mauvaises herbes.

Il est temps de prendre la route du retour, c’est-à-dire le métro.

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La station la plus proche du Palais impérial.

Dans la gare, nous en profitons pour prendre un cappucino.

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Celui de Khadija en haut à gauche, le mien en bas à droite… Humour japonais ?  Non, un éléphant. . La dernière photo que je fais ce 1er juin.

Nous voilà à l’appartement pour un des bons moments de la journée, c’est-à-dire se reposer et se rafraîchir. Il fait lourd.

Ce soir nous voulons aller manger dans le quartier animé de Pondocho. Peut-être qu’avec un peu de chance on apercevra une geisha. Il suffit de prendre nos pass du métro qu’on a achetés le matin et nous y serons vite. Oui mais… On ne trouve plus qu’un des deux pass (le pass perdu est probablement le mien). On en a perdu un et plus moyen de le retrouver. On en est quitte pour repayer l’aller-retour pour un de nous deux. On en profite pour utiliser la Pasmo card de Khadija sur laquelle il y a encore un peu de crédit.

Nous trouvons facilement le chemin dans le métro et nous rejoignons Pondocho où les restaurants se succèdent. Nous jetons notre dévolu sur des pâtes. Charmant petit resto à la japonaise, c’est-à-dire à l’étage et avec un grand comptoir. Nous allons quand même nous attabler. C’est bon mais pas très copieux.

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Nous croisons chez H. du Pont, une voisine, en fait, une vieille connaissance.

Après notre repas, nous avons l’intention de nous promener dans le quartier, les geichas n’ont qu’à bien se tenir ! Mais avant on se rend au restaurant (encore !), où l’on peut déguster de la viande de Kobé, que nous a renseigné Tachuelita. Nous voulons réserver pour samedi. On cherche un peu notre chemin (je vais d’abord dans l’autre sens par rapport à ce que me renseigne mon GPS). Finalement on arrive devant une surface commerciale au-dessus de laquelle se trouve le Misono. Il est 22h08, trop tard, tout est fermé à 22h.

On y va donc pour la visite du quartier. Mais à ce moment, la pluie commence à tomber. Nous n’avons pas de parapluie et il pleut de plus en plus. On se réfugie sous un porche d’un bar karaoké en attendant que ça se calme. Mais ça ne se calme pas. La pluie tombe de plus en plus fort. Il y a maintenant de l’orage. Et ça drache, ça drache…

La station de métro n’est pourtant qu’à 280 mètres ! Mais Khadija n’aime vraiment pas la pluie. Finalement, moi qui n’ai pas peur de me mouiller, je vais voir sur le boulevard à 50 mètres plus loin s’il n’y a pas un taxi. J’en aperçois un, je vais chercher Khadija. Quand je reviens sur le boulevard avec Khadija, plus de taxi. Je crois qu’elle n’était pas très contente, ou plutôt désespérée. Là, je lui montre la station de métro qu’on aperçoit maintenant. Je pense que ça lui a donné le courage nécessaire, en tout cas, on y est allé dare-dare.

Nous voilà au sec. Après avoir encore un peu hésité au croisement de la ligne rouge et de la ligne verte (les deux lignes de métro de Kyoto), on arrive à Kyoto station. La pluie n’a pas cessé, mais l’appartement n’est pas loin. On se couche à 23h10.

Ce soir, les geishas ont dû certainement rester au sec.


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