Jour 7 : EN ROUTE POUR LE MONT FUJI


vendredi 26 mai

CarteJour07

Aujourd’hui, c’est une journée de transition. Il fait gris, il a même plu ce matin à Tokyo. Nous en profitons pour nous reposer après avoir quitté la chambre. Nous allons manger un plat de pâtes dans un immeuble où plusieurs restaurants sont juxtaposés sans séparation bien qu’ils aient tous leurs propres tables, et très propres.

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Après avoir récupéré nos valises à l’hôtel et avoir eu une conversation avec Pepper le robot, nous nous rendons à la station des bus pour prendre celui qui doit nos emmener à Fujikawaguchiko.

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La station se trouve au 4e étage de l’immeuble où se trouve le Tourist Information Office de Shinjuku. Encore une conséquence de la verticalité de la ville. Nous embarquons, nous nous trompons de place et toute de suite, un monsieur nous montre sa réservation. Nous nous excusons.

Le trajet dure à peu près deux heures. Si on a une envie pressante ou qu’on ne peut pas se passer de connexion internet, pas de problème, il y a les toilettes et le wifi à bord. Sur le chemin, qui dure à peu près deux heures, le temps devient de plus en plus gris. Il finit par pleuvoir et cette pluie nous accompagne jusqu’à Fujikawaguchiko. Inutile de préciser qu’on n’aperçoit pas l’ombre d’une forme du Fuji.

Où admirer le Mont Fuji ?

Lorsqu’on consulte le site Vivre le Japon, comme nous l’avions fait avant de partir, on a l’embarras du choix pour admirer le Mont Fuji.

La raison principale pour laquelle nous avons décidé d’aller aux lacs du versant nord est qu’il y a une liaison en bus depuis Shinjuku. Nous avions même pensé un temps louer une voiture pour pouvoir faire le tour de la montagne. Rouler à gauche n’était pas un problème ; cela nécessitait par contre des démarches administratives lourdes pour la valeur ajoutée que cela apportait.

Nous aurions pu aussi aller à Hakone ou dans la baie de Suruga où l’on peut faire les photos du Mont Fuji avec la mer. Mais c’est très touristique.

Et puis nous avons trouvé la maison de Shogo et nous avons eu droit à un spectacle formidable.

La dernière halte du bus avant le terminus est Fujikyu Highlands. Il s’agit d’un parc d’attractions plein de montagnes russes. Elles ont l’air assez terrifiantes. Et lorsqu’on consulte internet, on apprend que ce parc cumule les records du monde de la chute la plus raide, de l’accélération la plus rapide et des inversions à tel point qu’il faut ôter ses chaussures. Enfin, de quoi voir le Mont Fuji à l’envers, quand il y a beau temps.

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J’ai pris cette photo le lendemain de notre passage

Mais ce n’est pas pour les montagnes russes que nous sommes venus. Et heureusement, il semble qu’on annonce du beau temps pour le lendemain. On devrait voir le Mont Fuji.

Un appel via VoipCheap à notre hôte Airbnb Shogo. Le tarif à la minute est de 14 centimes pour appeler un portable au Japon. Je n’ose pas imaginer ce que ça m’aurait coûté si je l’avais fait en roaming avec Proximus.

Un quart d’heure plus tard, Shogo vient nous chercher à la gare qui est aussi le terminus de notre bus. Il nous emmène chez lui où nous découvrons une maison traditionnelle japonaise. Nous recevons des pantoufles (les Français diraient des chaussons). Pas question de marcher avec les chaussures sur le sol en bois ainsi que sur les tatamis. Il y a d’ailleurs une bonne trentaine de paires de pantoufles à l’entrée, pour toutes les pointures. Ça me rappelle le Maroc.

Shogo nous fait découvrir les deux salles de bain. Elles sont équipées chacune d’une douche et d’un petit bassin de la taille d’une bonne baignoire rempli d’eau venant directement du Mont Fuji. Cette eau, pleine de minéraux, est chauffée 4 heures par jour. Je pense bien que nous allons nous y plonger !

Dans notre chambre, deux futons. J’en essaie un et je suis agréablement surpris par son confort. Des murs coulissants en papier translucide permettent de couper le froid qui vient des simples vitrages. Mais même s’il fait plus frais qu’à Tokyo – on est à plus de 800 mètres d’altitude – on est quand même au mois de mai, un des bons mois pour séjourner au Japon. L’hiver est rude à Fujikawaguchiko nous a dit Shogo.

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Après avoir donné les deux bouteilles de bière Leopold 7, dont la nouvelle Timber, que je réservais à notre hôte, en lui précisant que la bière belge est inscrite, au même titre que le Mont Fuji, au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO depuis deux semaines. En apportant la Leopold 7, j’étais à peu près certain qu’il n’y en avait pas au Japon. Shogo me remercie et nous dit que ça fera plaisir à son père.

Lorsque nous sommes installés, nous allons Khadija et moi faire une promenade pour voir le lac Fujikawaguchiko qui se situe à quelques centaines de mètres de la maison de Shogo. La pluie ne nous a pas laissé le contempler et a eu raison de nous. Nous sommes bien vite rentrés dans notre maison japonaise. Ah propos, toujours pas de Fuji en vue.

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Vue sur le lac. Cette photo a été prise le lendemain de notre arrivée à Fujikawaguchiko.

Nous devions rester ici deux nuits. Mais je me suis trompé en faisant la réservation au mois de mars. Je n’ai réservé qu’une seule nuit et je m’en suis rendu compte deux semaines avant de partir lorsque j’ai constitué le dossier de notre voyage. L’Airbnb de Shogo étant complet, j’ai dû dare-dare réserver une nuit à l’hôtel via Booking.

Dimanche, nous partirons pour Shimoda, une station balnéaire que semble apprécier Shogo qui y va de temps en temps surfer. J’explique à Shogo que notre timing sera serré. Nous devons reprendre le bus pour Shinjuku, la Yamonote et puis le Shinkansen et encore un dernier train. Si le bus prend du retard comme aujourd’hui, on risque de rater notre Shinkansen pour lequel on a une réservation. Il nous suggère alors d’aller en bus à Mishima, en contournant de Mont Fuji, cela nous fera gagner du temps. Voilà une information qui m’avait échappé quand j’ai établi notre itinéraire.

A 19h pile nous descendons manger. Il y a quatre tables dans la pièce à manger. Deux sont déjà occupées, l’une par un jeune couple et l’autre par trois jeunes gens. A la troisième table, un carton sur lequel il est écrit « Emma ». Les tables sont basses et nous nous installons parterre sur le tatami sur une chaise sans pieds. Me voilà rassuré, il n’y a pour une fois pas de risque que je détruise la chaise.

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Nous sommes à 800 mètres d’altitude… Mais le sol est quand même bien bas !

C’est la maman qui fait la cuisine. On se prend une bouteille de saké du Mont Fuji. Une discrètre musique occidentale nous accompagne durant le repas. On reconnaît l’air de «Douce nuit»… Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’on l’entend. A la fin du repas, les autres hôtes se retirent et Shogo vient nous retrouver. Nous en profitons pour bavarder avec lui, il parle anglais ayant séjourné au Canada.

On décide d’aller se coucher, non sans être passés dans l’eau chaude du Mont Fuji. La nuit promet d’être calme ici, loin de l’agitation tokyoïte.

Pourtant, contrairement à ce que je croyais, le futon est moins confortable et j’ai du mal à m’endormir, surtout avec cette pluie battante. Le verra-t-on le Mont Fuji ?


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