mardi 6 juin
Nous nous levons assez tôt comparé aux autres jours car on doit quitter la chambre pour 11h. Il y a encore quelques courses à faire. On aimerait bien trouver un yukata autre que ceux qu’on vend à deux sous made in China chez Uniqlo. Mais, à mon avis, un made in Japan sera tout de même au-dessus de nos prétentions. Par contre des conseils avisés que nous n’aurons pas chez Uniqlo ainsi qu’un plus grand choix seraient les bienvenus.
Je recherche sur internet et je trouve une adresse d’un magasin, toujours dans le district de Shinjuku qui peut faire l’affaire. Il faut quand même s’y rendre en transport en commun. La JR line peut nous y emmener. C’est à quatre stations de la gare de Shinjuku.
Lorsqu’on arrive, le quartier n’est pas encore très animé, il est à peine 10h30. Encore une fois, on peut compter sur Googlemaps, c’est vraiment la boutique qu’on recherche. Rien que des kimonos et des yucata.

La vendeuse, probablement la patronne, aide Khadija a essayer un yukata. Comme c’est une taille unique, elle nous précise bien qu’on ne peut en essayer qu’un seul. Oui M’dame.
Il va à ravir à Khadija (mais tout lui va). On le prend. Je crois que je suis subjugué. Ma Sarrazine habillée en Japonaise ! J’en oublie de prendre une photo. Tant pis, le spectacle sera pour moi et rien que pour moi ! On reçoit aussi une plaquette avec les instructions pour mettre le yukata car cela ne va pas de soi quand on n’est pas habitué. J’ai d’ailleurs trouvé sur internet une video qui pourra certainement nous servir.
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=-GpCqNXvuHk]
On prend aussi deux yukata pour homme (un pour Mehdi et un pour moi), nettement plus simples à revêtir puisque ça se met comme un pyjama.
On flâne un peu dans le quartier qui s’est animé depuis et on entre dans un établissement pour boire un café. On n’a jamais vu faire le café comme suit. On met de l’eau dans des sortes d’éprouvettes qu’on fait chauffer sur un bec bunsen. L’eau monte dans la partie supérieure de l’éprouvette et coule sur le café. C’est en quelque sorte le même principe que les petites cafetières italiennes. Le café est fait par dépression. Il est excellent.
Il ne semble pas y avoir beaucoup de touristes dans le quartier. Nous sommes un peu excentrés par rapport à la gare de Shinjuku. Khadija repère des vêtements qui lui plaisent dans un magasin éphémère tenu par une Japonaise qui a épousé un Français. Elle nous parle dans un très bon français. C’est vraiment la première fois depuis notre arrivée au Japon.
Comme d’habitude, elle ne prend que du cash et, bien que nous cherchions à liquider nos yens, nous allons devoir tirer de l’argent.
Nous trouvons un restaurant dans la rue où nous dégustons notre dernier repas japonais au Japon. C’est une fois de plus très bon et fort peu onéreux.
Après le repas, on retire l’argent nécessaire pour les achats que Khadija a effectués dans le magasin éphémère.
Nous n’en avons pas encore terminé avec les courses. Depuis que nous avons connaissance qu’on n’a aucun problème avec le poids des bagages, on a décidé d’acheter une valise. On retourne à Shinjuku.
Chez Isetan, on ne trouve pas notre bonheur. Un petit coup d’internet, et à la sortie Odakyu de la gare de Shinjuku on trouve la petite sœur de la valise de Khadija.
On retourne chercher nos valises qu’on a laissées à l’hôtel. Il faut faire la file, rien n’est prévu pour les clients qui viennent simplement reprendre leurs valises.
On se prépare pour prendre le train jusqu’à Narita. J’achète deux sandwiches mais ça ne dit rien à Khadija. Cette fois, je ne les oublierai pas dans le train. On décide que je reste sur le quai du train qui va à Narita avec les valises pendant qu’elle va chercher quelque chose à manger qui lui convient mieux. J’en profite pour contempler le spectacle qu’offre la gare JR de Shinjuku en pleine heure de pointe. Je n’ai pas eu l’impression que le centre de Tokyo était saturé par la circulation automobile. En revanche, les trains et les métros, à l’heure, y sont d’une efficacité redoutable. Les gares réparties sur plusieurs étages sont de véritables villes dans la ville.
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=mreJvRQ0nL4]
A 18h09, le départ est donné. Nous quittons définitivement Tokyo par le JR Narita Express. Notre JR Pass va expirer à minuit. On traverse les quartiers de la mégalopole Tokyo. Il faut qu’on fasse la distance équivalente à Bruxelles / Namur pour enfin apercevoir des champs et des rizières.
Une heure et vingt minutes plus tard, nous arrivons à Narita au terminal 1 de l’aéroport. Mon GPS m’indique qu’on n’est pas loin de l’hôtel Narita Rest House.
Un employé JR m’indique le chemin pour la sortie. Il faut passer par le 2e étage du parking 5. Quelques efforts encore et nous voilà avec nos trois valises sortis de la gare de l’aéroport. L’hôtel à est à 300 mètres à pied. J’ai choisi cet hôtel sur Booking précisément pour sa proximité avec l’aéroport bien que les commentaires ne soient pas très élogieux. Je m’attends au pire pour ce 2 étoiles.
Finalement, on arrive à l’hôtel sans encombre. S’il est vrai que le bâtiment est un peu vieillot et que le tapis plain aurait besoin d’un fameux shampoing, voire d’un remplacement, le service est correct, le petit déjeuner dans nos attentes et la chambre très spacieuse. Cela nous permet de refaire les trois valises en répartissant les poids. Nous mangeons ce que nous avons ramené de Shinjuku dans la chambre et nous nous couchons avec les poules : à 21h30.