Jour 17 : JOUR DE SHOPPING


lundi 5 juin

Aujourd’hui, nous entamons les deux derniers jours complets au Japon. C’est donc naturellement qu’on a réservé cette journée au shopping. Il n’y avait pas de raison de se charger de kg avant. Curieusement, sachant qu’on faisait du shopping, je n’ai pas pris mon appareil photographique et je n’ai que mon smartphone en poche. Malheureusement, j’ai très peu dégainé et je n’ai pas beaucoup d’illustrations originales. Quelques sons et quelques vidéos d’ambiance seulement. Qu’à cela ne tienne,  je n’ai qu’à être original… ça m’apprendra à être plus sur la balle !  Je le saurai quand on y ira en Australie… ou sur la lune !

Je commence par vérifier le billet de retour. Quelles sont les dimensions que la compagnie ANA accepte pour les bagages accompagnés ?  Khadija a l’intention d’acheter un bagage à main qui sera plus grand que le sac à dos.

En consultant les règles d’ANA, je constate qu’on n’a pas droit qu’à 23kg chacun mais bien à 2 fois 23 kg chacun, même en classe Economy. En fait à nous deux on a droit à 92 kg. On n’avait pas besoin d’être chargés comme des mules à l’aller mais pour le retour, on est vraiment à l’aise. Il suffit d’acheter une troisième valise (avec garantie internationale) à mettre en soute. Problème réglé.

billet
Voilà la copie du billet que nous avons reçu. Aussi bien Khadija que moi avons droit à 2 pièces. C’est moi qui ai mis la mention en fluo pour l’illustration. Ce serait tellement plus évident de noter 2 x 23kg, surtout quand on est habitués à voyager par Ryanair. Pas que, mais souvent !

Nous avons encore nos Pasmo Card. Il n’y a plus de crédit dessus et on ne les utilisera plus. Le temps est venu de récupérer la caution de 500¥. On pourrait le faire à l’aéroport mais nous préférons nous en occuper à Shinjuku à l’aise plutôt que de stresser à l’aéroport. Et puis, on ne sait pas si le comptoir sera encore ouvert mardi soir quand on arrivera à Narita ou déjà ouvert mercredi matin avant de passer les contrôles.

On demande à un employé de l’hôtel où on peut procéder à l’échange. On reçoit une information qui s’avère incorrecte, ce qui nous étonne quelque peu. Heureusement, une autre personne nous indique que c’est dans la gare de Shinjuku qu’on peut procéder à l’échange.

En passant devant un point « Info Tourist », Khadija me suggère d’aller poser mes questions. Qui sait, ils peuvent peut-être me confirmer à propos de la franchise bagages d’ANA et accessoirement peut-être même pour la Pasmo Card.

Je commence par la question la plus probable, à savoir la franchise bagages, nous sommes à un point Info Tourist. Quand la préposée comprend qu’il s’agit d’avion elle me fait comprendre qu’elle ne peut pas répondre. Prêt à laisser tomber, je me risque quand même, à tout hasard à lui demander pour l’échange de la Pasmo Card. Et là, oh surprise, elle me répond : « of course ». Elle a toutes les machines qu’il faut pour contrôler nos soldes. Deux minutes plus tard, nous recevons nos soldes et nos cautions de retour.

Nous voilà maintenant enfin prêts pour aller au magasin Isetan, une sorte d’Innovation ou de Galeries Lafayette. En nous y rendant, nous passons devant ces fameux hôtels capsule.

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Nous arrivons par le rayon des épices. Khadija avait lu dans un guide qu’on pouvait ramener un mélange d’épices typiquement japonais. On fait appel à une vendeuse à qui on explique ce qu’on cherche. Après quelques minutes bingo, le courant passe et elle comprend notre demande. Elle nous montre le seul flacon qui n’a pas de traduction en anglais. Après une vérification avec Google Translate, c’est bon, c’est ce que nous cherchons. La serviabilité japonaise est quand même remarquable. On pourrait passer une heure à poser des questions, jamais un Japonais (ou un immigré travaillant au Japon) ne montre un signe d’agacement.

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Image venant de TokyoFashion.com. Apparemment, on fête aussi Noël chez Isetan. Mais ça n’empêche pas d’entendre « Douce Nuit » en plein mois de mai comme musique d’ambiance.

On va au rayon thé car on a l’intention de rapporter du thé vert japonais. Nous voulons un goût neutre. Les vendeurs essaient tant bien que mal à répondre à nos questions. Vu leur niveau assez pauvre en anglais et probablement notre fort accent en anglais, ce n’est pas toujours facile de nous faire comprendre. Quelquefois les vendeurs acquiescent de la tête sans avouer qu’ils n’ont rien compris. Dans le meilleur des cas ils appellent un collègue. Finalement on achète un paquet que le vendeur nous conseille. Il s’avérera en Belgique que ce n’était pas ce qu’on voulait. Mais j’ai de toute façon en réserve une adresse d’une boutique spécialisée que j’ai trouvée sur internet. Nous irons plus tard.

Il est passé midi, on décide d’aller au 7e étage pour déjeuner. Maintenant on a l’habitude, on sait qu’on peut s’attendre à plusieurs restaurants différents au même étage. Effectivement, c’est le cas. Je commande un plat japonais à base de soba, de tempura et de nouilles fraîches. Khadija prend la suggestion, du bœuf à l’étuvée. On m’apporte mon plat dès qu’il est prêt. Khadija attend le sien.

Au Japon, une fois que l’assiette est prête, on vous l’apporte sans attendre que toute la table soit servie. Même chose à la fin ; la table est débarrassée au fur et à mesure du franchissement de la ligne d’arrivée.

A côté de nous, deux femmes et un homme discutent boulot, photocopies devant eux. Je repère qu’une des deux dames a commandé la même chose que moi. Mais ça discute, ça discute. Aucun ne se décide à entamer le moindre bol. Je finis par appeler le serveur pour savoir comment je dois procéder.

Après le repas, nous repartons en shopping marathon. On pénètre dans une pièce où a lieu une exposition d’estampes dont les prix nous interpellent. Quinze millions de yens, soit près de 15000€. Un petit cadre affiche un texte en japonais. Il s’agit certainement d’une présentation de l’artiste. Je prends mon smartphone pour prendre une image du texte afin de le traduire sur Google Translate. Immédiatement, une gardienne derrière moi me dit qu’on ne peut pas photographier. Je m’y attendais, au prix où est l’estampe… Mais je sors mon atout ! C’est pour la traduction. Et elle reste à mes côtés pendant l’opération, peut-être par curiosité, surtout pour savoir si je dis vrai. N’empêche je sais maintenant qui est Shoen Umura.

Voici quand même quelques-unes de ses estampes que j’ai pêchées sur internet.

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La mère et l’enfant (1934) – National Museum of Modern Art of Tokyo.

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Shoen Umura

Shoen Umura est une peintre japonaise née à Kyoto en 1875 et décédée à Nara en 1949. Du courant Nihonga, elle privilégie les personnages féminins d’un grand raffinement dans un style traditionnel qui refuse les apports picturaux de la modernité occidentale. Elle a suivi sa formation à l’Université municipale des Arts de Kyoto. Le courant Nihonga désigne les peintures faites selon les conventions, les techniques et les matériaux de la peinture japonaise traditionnelle.

Source : Wikipedia

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Encore un petit tour dans Isetan. Nous qui voulons acheter des objets made in Japan, nous sommes déçus : on ne trouve ici que du Dior, Dolce Gabana, Pierre Balmain, Louis Vuitton et toute la clique…

Nous quittons Isetan pour aller chez Uniqlo qui est une entreprise japonaise même si on en trouve ailleurs. On y trouve ce que le commun des Japonais porte. Mais ici, tout est made in Vietnam ou China mais au moins il y des dessins de mangas, mais pas du tout de « LV ».

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Le magasin est bruyant. Dès qu’on y pénètre on entend une ritournelle rythmée comme une marche hongroise qui tourne en boucle avec tantôt un commentaire en japonais, tantôt un commentaire en anglais. Travailler toute la journée dans ce bruit doit être harassant. Les villes au Japon sont loin d’être silencieuses. Heureusement que les automobilistes klaxonnent très peu !

Voici le son que j’ai pris de la ritournelle. J’en ai fait une video avec des photos d’Uniqlo qui n’ont pas été prises par moi mais que j’ai glanées sur internet. Imaginez-vous cela en continu pendant toute la journée, il y a de quoi devenir fou !

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=tuz-cx8GJG8]

Question décibels, on n’est pas au bout de nos surprises. Au 3e étage, le rayon électronique, avec la hifi, les CD et les télés ! Un brouhaha tel qu’il faut crier pour s’entendre. Seul l’endroit où on écoute la hifi est préservé. Et c’est un bonheur que d’y entendre des haut-parleurs B&W comme j’ai à la maison.

J’ai la preuve qu’il se vend des marques non japonaises. A côté des Sony, Pioneer, JVC j’ai aussi vu du JBL américain, du Sennheiser allemand et du B&W anglais. Une mention spéciale pour une nostalgie indémodable : la platine (japonaise) à vinyles Technics SL 1200 née en 1972 et toujours vendue aujourd’hui et qui fit les beaux jours des radios libres et des miens aussi.

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Curieusement, je remarque à 2 mètres du rayon électronique un rayon bière. Il n’est pas immense mais un tiers de sa longueur est consacré aux bières… belges ! On y retrouve notamment de l’Orval (c’est au Japon qu’elle file !), de la Hoegaerden, de la Rochefort et de la Chimay.

Je voulais acheter un disque de JPop. Juste pour savoir ce que c’était. Nous avons fait appel à deux vendeuses qui n’ont absolument pas pu nous conseiller. Je leur demandais de choisir à ma place mais ni l’une ni l’autre ne semblait connaître ce qui est pourtant très populaire au Japon. Finalement, j’ai acheté un CD pour lequel j’aimais bien la pochette. Ce n’est qu’en rédigeant ce blog en Belgique que j’ai fait des recherches pour savoir comment s’appelait le groupe car tout est en japonais. Il s’agit de Ikimono Gakari. C’est un groupe créé en 1999 et composé de deux guitaristes et d’une chanteuse.

Ikimono Gakari

Ikimono Gakari2

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=7cIKxP9q0eg]

La J-Pop

La J-pop (ジェイポップ jeipoppu) est un sous-genre de la musique japonaise. La J-pop moderne tient ses origines de la musique traditionnelle japonaise, mais elle est significativement inspirée par la pop et le rock des années 1960, comme les chansons des Beatles et des Beach Boys, qui mène les groupes de rock japonais comme Happy End à mêler le rock à de la musique japonaise des années 1970. La J-pop est ensuite développée par des groupes de new wave à la fin des années 1970, en particulier le groupe de synthpop Yellow Magic Orchestra et le groupe de pop rock Southern All Stars.

Le terme de J-pop est « inventé » par J-Wave, une station de la radio de la bande FM, pour décrire ce qui était jusque-là appelé « new music » Le terme est largement utilisé au Japon pour décrire plusieurs genres musicaux incluant de la pop, du rock, de la dance, du rap, et de la soul.

Source : Wikipedia

 

Après avoir encore acheté l’un ou l’autre cadeau, nous allons vers la boutique spécialisée en thé vert du Japon que j’ai dénichée sur internet.

Il s’agit du magasin Maruyama-en Honten qui ne vend uniquement que tu thé vert du Japon. Même si on critique Google dans sa toute-puissance, ils sont quand même fortiches. J’introduis le nom du magasin et mon smartphone nous y conduit par le chemin le plus direct.

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Sur place, la vendeuse nous fait déguster trois thés différents. Au moins, ici, on peut les goûter. Nous avons du mal à faire la différence. Finalement, on prend le premier qu’elle nous a proposé. Un paquet de 100g à 1000¥ et c’est vendu.

Le thé vert

Le thé produit au Japon est à 99,9% du thé vert. Tous les célèbres types de thés japonais, sencha, gyokuro, hôji-cha, etc, sont des thés verts. Ce que l’on appelle du « thé vert » correspond à du thé non fermenté (même s’il s’agit en réalité d’oxydation). Ce que l’on appelle thé noir en occident est du thé fermenté (oxydé en réalité) et le thé wulong est du thé semi-fermenté.

Pour fabriquer du thé vert, il faut stopper le plus rapidement possible le processus d’oxydation des feuilles après la cueillette. Pour cela, on chauffe les feuilles. La technique la plus répandue aujourd’hui dans le monde, et notamment en Chine, consiste à chauffer les feuilles par contact direct, comme dans une sorte de grande poêle. Mais la particularité du thé vert japonais est d’utiliser le chauffage à la vapeur. Après la cueillette, les feuilles sont étuvées. Cette technique est originaire de Chine, mais elle en a presque complètement disparu depuis de nombreux siècles. Au Japon, on procède à trois ou quatre récoltes, mais seule la première, qui a lieu de fin mars à mi-mai selon la région, donne un thé de grande qualité.

Source : thes-du-japon.com

 

On décide de rentrer à l’hôtel pour se rafraîchir, il est presque 17h. A peine le magasin de thé quitté qu’il commence à pleuvoir. On est en train de revivre le coup de Kyoto. Alors que la météo semblait clémente, aussi bien sur internet que dans la rue le matin, voilà que de grosses gouttes viennent s’écraser sur le trottoir en faisant des taches de 2 cm de diamètre.

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Rien ne laissait présager la pluie le matin…

On aurait pu prendre le métro comme l’avait suggéré Khadija en sortant du magasin alors qu’il ne pleuvait pas. Morale de l’histoire, je suis entré dans le premier 7 Eleven (cela aurait pu être un FamilyMart) et j’y ai acheté un parapluie. Si on était rentrés en métro j’aurais économisé 200¥. Le parapluie est tout blanc. Il aura peut-être son petit succès quand on sera rentrés en Belgique. Deux cents mètres plus loin, je passe un des sacs de nos emplettes à Khadija pour mieux tenir le parapluie au-dessus de nos têtes et mon smartphone pour suivre le chemin.

Khadija constate alors que je n’ai plus le sac avec le thé vert qu’on vient d’acheter. J’ai dû l’oublier au 7 Eleven. Khadija se met à l’abri pendant que je retourne au 7 Eleven avec le parapluie. Ouf, je récupère le thé, il avait déjà été mis de côté par une vendeuse.

Notre chemin pour l’hôtel passe par le quartier où se trouve le restaurant à sushis, le « Sushi Maru » dans lequel nous étions allés le 22 mai et qui nous avait fort plu. Nous avions décidé d’y retourner ce soir. Finalement, pourquoi ne pas y aller tout de suite. En plus la pluie n’a pas cessé.

 19h15, nous sortons déjà du restaurant.  Nous avons à nouveau bien mangé. Je prends une photo du pas de porte. La pluie bat toujours son plein. Avec le parapluie, pas trop de problèmes. Seuls les pieds sont un peu mouillés, nous portons tous les deux des sandales.

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Quelle cohue à nouveau à Shinjuku.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=8Lzun-ZPir8]

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=UM-yyLVmTqs]

Nous arrivons à l’hôtel où nous prenons un repos bien mérité. J’en profite comme je le fais tous les soirs pour relater la journée par écrit, ce qui prend certainement 1 heure. Finalement, je trouve que c’est pas mal pour une simple journée de courses !


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