dimanche 4 juin


C’est aujourd’hui que nous devons visiter la villa Katsura pour laquelle on a réservé à l’Office du Palais Impérial. C’est aussi aujourd’hui que l’on quitte Kyoto et que nous devons faire nos valises et rendre l’appart.
Malgré les commentaires plus que positifs sur la villa Katsura dans les guides, nous décidons de ne pas nous mettre la pression d’autant que la visite a lieu à 11h mais qu’il faut y être à 10h40. Tachuelita nous a dit qu’il n’était pas aisé d’y arriver en transports en commun. Tant pis. Nous préférons jeter notre dévolu sur la bambouseraie. Même si elle n’est pas tout près, elle a l’avantage de se trouver près d’une station JR.
Nous parvenons à placer nos bagages à la consigne de la gare. Pour un dimanche, il y a énormément de monde. C’est vrai qu’il y tout le temps du monde à la gare. Nous embarquons sur la Sani Line. Arrivés à la gare d’Arashiyama, Khadija repère enfin une boîte aux lettres pour poster les cartes que nous trimbalons depuis plusieurs jours. Impossible de trouver une boîte à la gare de Kyoto ; la gare est probablement trop grande pour qu’on puisse y repérer les fameuses boîtes rouges… comme en Belgique. Nous immortalisons donc cet instant tant attendu…

Il fait chaud. Je ne peux qu’admirer les tireurs de pousse-pousse qui doivent trotter par cette chaleur.
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=yIA-8pFRiiY]

Le chemin est assez paisible pour arriver à la bambouseraie. Mais une fois sur le lieu, des dizaines et des dizaines de personnes sont présentes. Il y a assez bien de Japonaises et quelques Japonais en habits traditionnels.



Ils sont venus pour prier dans le temple qui se trouve dans la bambouseraie. L’enceinte du temple dans laquelle on pénètre n’est pas grande et on retrouve les torii et les renards que nous avions vus à Inara.


C’est la première fois que nous voyons une bambouseraie. Les bambous sont géants. A vue de nez, certains de ces arbres (je ne sais pas si c’est le terme correct) doivent atteindre au moins 30 mètres.



A terre, on voit des jeunes pousses (du moins on le pense). Ce qui est curieux, c’est qu’on ne voit aucun bambou qui est en croissance. D’accord, le bambou est une plante à croissance rapide, mais quand même. Sous les bambous, il fait bon. Dommage qu’il n’y ait pas de quoi s’asseoir car nous avons pris nos pique-niques que nous avons confectionnés avec ce qui restait dans le frigo à l’appart.


L’endroit est paisible. Au détour du d’un chemin transversal, il y a un petit musée privé où des peintures sont exposées. On reconnaît même quelqu’un…

Avant de quitter la bambouseraie, nous décidons de nous offrir une petite douceur. On entre dans un établissement à l’entrée de la bambouseraie. Je teste un cappuccino au thé vert. Excellent. Le dessin avec la mousse de lait est du plus grand effet. Je remarque d’ailleurs que tous les cappuccino on exactement le même dessin. Ah, cette rigueur japonaise !




Nous revenons vers Kyoto car à 15h58 nous devons prendre le Shinkansen pour Tokyo. Comme on a encore un peu de temps avant de récupérer nos valises, on déambule encore dans la belle gare. Nous tombons sur une maquette en légo de la gare de Kyoto. Dans la vidéo que je prends de cette superbe maquette, on reconnaît à la fin les escaliers en gradins où se déroulent les concerts.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=9cQSodYBVsM]
Nous voilà prêts pour parcourir 500 kilomètres en deux heures. En fait, lorsqu’on a réservé les sièges, l’application Hypermedia ne m’a pas renseigné le train que nous allons prendre. Hypermedia me renseignait que les trains directs, c’est-à-dire ceux qui ne comptaient que deux arrêts : à Nagoya et à Yokohama. Mais samedi matin, il n’y avait déjà plus de places sur ces trains et on nous a proposé un train qui s’arrête aussi à Hamatsu, Shizuoka et Mishima, en clair, le même train que nous avions pris à l’aller en venant de Shimoda. Il met 30 minutes de plus.
C’est impressionnant de voir le nombre de Shinkansen qui partent de Kyoto un dimanche après-midi. Les Japonais bougent beaucoup. Pour donner une idée, je relève qu’il y a un Shinkansen qui part de Kyoto et qui passera à Tokyo toutes les 10 à 15 minutes. Les TGV sont comme des rames de métro et leurs arrêts ne durent d’ailleurs pas plus longtemps. Un Shinkansen peut embarquer environ 1300 personnes.


Comme à l’aller, j’ai placé la valise de Khadija dans les larges rangements au-dessus des sièges. Cette fois, je suis tranquille car ma valise ne se trouve plus dans le couloir mais derrière les dossiers des sièges de la première rangée. Nous arrivons à la gare de Shinagawa à Tokyo à 18h33 précises, comme prévu.
Je descends la valise de Khadija des rangements et la laisse à côté des sièges où l’on est assis, en pensant qu’elle l’a vue. Je me dirige vers la sortie de la voiture où je dois récupérer ma valise à la première rangée. Mais d’autres voyageurs ont rajouté leurs bagages et je dois tout retirer avant de pouvoir la récupérer. On est pressés car le train ne fait qu’un « brief stop ». Je sors du train avec ma valise et mon sac à dos et j’attends Khadija sur le quai pour l’aider à sortir sa valise du train. Quand elle apparaît, elle est sans valise et elle me demande où je l’ai mise… Là je comprends qu’elle ne m’a pas vu la descendre du rangement. Le temps qu’elle aille la chercher et le train sera reparti.
Je mets alors un pied dans le train et l’autre sur le quai pour que la porte ne puisse pas se fermer. C’est assez facile car tout est de plain-pied (ils pensent toujours aux moins valides). Tout de suite le chef de train me demande ce qui se passe. Au moment où il arrive à ma hauteur, Khadija apparaît avec sa valise. Il a compris pourquoi je m’étais mis ainsi. Il me demande si tout est OK, je lui réponds « yes thank you ». Les portes du train se referment et il repart immédiatement. Ouf, nous avons failli mettre le Shinkansen en retard !
Nous revoilà à l’hôtel Sunroute à Shinjuku où nous étions descendus à notre arrivée au Japon. Nous recevons une chambre qui est la petite sœur de la première mais symétrique. L’enregistrement se passe, on prend une deuxième fois une copie de nos passeports et après avoir payé, nous voilà dans notre chambre.
Je veux consulter notre programme que nous avions établi en Belgique qui se trouve dans mon sac à dos. Où se trouve mon sac à dos ? Je l’ai probablement oublié à la réception. Non, c’est certain, je l’avais en entrant à l’hôtel. Khadija me dit qu’avec ma distraction je dois être mis sous surveillance. Effectivement, je récupère mon sac à la réception moyennant une signature.
Ce soir nous allons manger près de l’hôtel, là où tous les restaurants se succèdent séparés par de simples cloisons. C’est là que nous avions été prendre un lunch avant de partir pour Kyoto. On choisit cette fois un bar à huîtres. Je crois que je n’ai jamais mangé d’aussi grosses huîtres de ma vie. Un peu laiteuses, mais c’était quand même délicieux.
A 20h05, la nuit est tombée et nous avons le bonsoir de la lune.

Il est 22h quand nous revenons à l’hôtel.